La Boissière-du-Doré Fleur de Mogette sur scène pour deux week-ends

Les comédiens amateurs de Fleur de Mogette vont jouer Tranches de bluff sur deux week-ends, à partir de ce samedi 18 mars.

16/03/2017 à 12:24 par gregory.gaste

Bertine, entourée de Chantal Clément, qui lui tient la main, Blandine et Pierrick Lecoindre. La troupe, qui attend 500 spectateurs sur deux week-ends, a ajouté une cinquième date. -
Bertine, entourée de Chantal Clément, qui lui tient la main, Blandine et Pierrick Lecoindre. La troupe, qui attend 500 spectateurs sur deux week-ends, a ajouté une cinquième date.

« Il faut donner du temps au temps. » Fleur de Mogette pourrait faire sien ce proverbe. Lancée en 2008-2009, via la fête de Noël à l’école Gripari, la troupe de théâtre amateur prendra son nom en 2010, suite à une mémorable prestation en bord de Divatte, réunissant une cinquantaine de participants, dont une trentaine d’enfants, sur différentes saynètes.

« On manque d’hommes ! »

Après une création de la présidente de l’époque, Marie-Laurence Dutoya, L’Auberge des horreurs, – « du cousu main, avec un rôle pour tout le monde » – suivront des reprises : Coquin de sort, d’Andrée Robin-Ligot, et Dormez, je le veux, de l’incontournable Georges Feydeau. Le hic : « Comme il y avait plus de comédiens que de personnages, certains se partageaient le même rôle », se souvient, Chantal Clément, trésorière de l’association et comédienne depuis le début de l’aventure.

« Il y avait de la frustration, intervient Pierrick Lecoindre, comédien depuis 2011, car comme on ne jouait que deux soirs, pour un an de répétition, si on estimait avoir moins bien joué, on ne pouvait pas se rattraper le soir suivant. »

La troupe a donc décidé d’avoir recours à des sites spécialisés qui permettent de trouver des pièces en fonction du nombre de comédiens de la troupe – une douzaine en l’occurrence. Et en fonction du sexe. Car à Fleur de Mogette, les hommes sont minoritaires – « On en recherche ! », lance Blandine Lecoindre, comédienne depuis cette année, après avoir été bénévole.

Pour jouer l’an dernier Y’a pas de mâle à ça, de Jean-Claude Martineau, la troupe a même « dû faire un casting lors de la fête de l’école, raconte Chantal Clément. On n’a trouvé personne ». C’est finalement un comédien présent au début qui reprendra du service ! Autre péripétie sur cette pièce : « Il a fallu remplacer au pied levé un comédien qui ne pouvait pas jouer : on a fait venir un membre de la troupe de Gesté qui venait de jouer la pièce ».

Mais une troupe de théâtre, ce ne sont pas que les comédiens. C’est aussi du matériel. « Ce n’est que depuis 2016 qu’on a commencé à faire de gros investissements : gradins, rideau, panneaux pour les décors, et, pour cette année, notre propre sonorisation. »

« On se couvre pour répéter ! »

2016, c’est aussi l’année qui a vu Fleur de Mogette investir les anciens ateliers municipaux pour ses répétitions avec les décors. Un local qui permet aussi de stocker le matériel de la troupe, d’où ces investissements tardifs. Mais un local où « il fait froid ». « On se couvre bien pour répéter. Avant, on utilisait la salle de foot : il y avait du chauffage, commente Pierrick Lecoindre. J’ai apporté un chauffage personnel, mais il fait beaucoup de bruit ! » N’empêche, petit à petit, l’oiseau fait son nid.

Tranches de bluff, comédie de Jean-Claude Martineau, voit Bertine, 70 ans, mettre en place avec la complicité de sa voisine tout un stratagème pour gâcher les vacances de ses enfants… A voir en mars le samedi 18 à 20 h 30, le dimanche 19 à 15 h, le vendredi 24 à 20 h 30, le samedi 25 à 20 h 30 et le dimanche 26 à 15 h, salle Montfort. Tarifs : adulte, 6 € ; moins de 12 ans, 3 €. Réservations au 02 40 97 33 59 et 02 40 33 78 85.

44430 La Boissière-du-Doré

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