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Vertou Justice. Trois ans de prison pour avoir violé son compagnon

Un Vertavien a été condamné à trois de prison ferme pour avoir violé son compagnon endormi.

01/03/2017 à 18:01 par hervpavageau

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Un homosexuel a été condamné mercredi 22 février à trois ans de prison ferme et maintenu en détention, conformément aux réquisitions du parquet. Il avait violé son compagnon durant son sommeil, en mai 2016, alors que celui-ci était assommé par l’alcool et les médicaments.

Vertou. Cet homme de 62 ans devra aussi payer 6 000 € de dommages et intérêts à la victime, âgée de 47 ans. Tous deux s’étaient en fait connus au centre de détention de Nantes, où ils étaient incarcérés pour avoir violé des enfants de leurs familles. Le second était sorti en 2012, mais ils avaient continué de s’écrire jusqu’à la libération du premier en avril 2015. La victime, placée sous curatelle renforcée, avait alors eu un rôle « actif » dans sa nouvelle relation homosexuelle avec l’accusé. « Il me pénétrait, même quand je n’avais pas envie », a confirmé à l’audience le sexagénaire, lui-même issu d’une famille « avec beaucoup de carences éducatives », selon la présidente du tribunal.

Le jour des faits, le couple se serait donc rendu dans un premier temps à la clinique vétérinaire de Pornic pour faire soigner le chat de la victime. A leur retour, une dispute avait éclaté, la victime reprochant à son compagnon d’avoir « masturbé » son matou… En attendant, après cette brouille, le quadragénaire était parti se coucher seul, après avoir bu « de la bière et du pastis » et ingéré ses habituels médicaments antidouleur. Il avait ainsi encore 1,34 g d’alcool par litre de sang… le lendemain à 10 h. A son réveil, il n’avait donc rien senti de particulier avant d’aller aux WC. Son examen médical au CHU de Nantes révélera notamment une fissure anale.

« Je savais qu’il ne voulait pas que je le pénètre : s’il s’était réveillé, il m’aurait foutu une baffe », a confirmé au tribunal le prévenu.

« S’il ne voulait pas, alors c’est un viol », en a donc déduit la présidente. Problème : la victime avait déjà été violée à l’âge de 16 ans, et cette sodomie non consentie a fait « rejaillir tout le traumatisme » qu’elle avait vécu à l’époque, selon un psychologue. « Sur certains aspects, ce dossier peut faire sourire, mais pour mon client, c’est dramatique », a ainsi insisté son avocate, Me Marie-Emmanuelle Beloncle, dans sa plaidoirie.

La procureure a avoué « l’impuissance » de la justice dans un dossier comme celui-ci. « Quelle réponse pénale peut-on apporter à quelqu’un qui a déjà purgé quinze ans de réclusion criminelle pour des faits de viol, et qui n’a toujours pas compris ? », s’interrogeait la représentante du ministère public. Elle a demandé ces trois ans de prison pour « protéger la société » et les futurs compagnons du condamné du « danger public » qu’il continue de constituer.

 

44120 Vertou

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