La Chapelle-Basse-Mer Guerres de Vendée : l'historien se bat pour la reconnaissance du "génocide”

Dans le cadre des Journées de la mémoire qui se déroulent les 28 et 29 septembre, Reynald Secher, historien rappellera son combat pour faire reconnaître le génocide vendéen.

Dernière mise à jour : 25/09/2013 à 10:11

Un documentaire* sur les guerres de Vendée tourné pendant deux jours. Une troisième édition des Journées de la mémoire** les 28 et 29 septembre prochains au cours desquelles sont prévues des conférences et des animations. Pendant deux week-ends, La Chapelle-Basse-Mer est le théâtre de manifestations historiques. Pas un hasard. La commune du Vignoble est la ville de résidence de Reynald Secher.
L’ancien universitaire connu pour ses recherches et ses publications sur “le génocide vendéen” y retape la chapelle du Chapitre. Le patrimoine restauré depuis vingt ans est devenu un mémorial pour la Vendée militaire. C’est d’ailleurs ici qu’a été tourné le documentaire et que se dérouleront les Journées de la mémoire, le week-end prochain. Reynald Secher est au cœur de l’organisation. Son association Mémoire du futur copilote l’événement avec les Brigands du bocage, association vendéenne.
Historien et écrivain, le Chapelain a fait parler de lui au milieu des années 1980. Universitaire à Paris Sorbonne, Reynald Secher consacre un ensemble de publications sur ce qu’il appelle “le génocide vendéen”. “Jusqu’en 1985, tout le monde était d’accord pou ne voir qu’une guerre civile. Personne ne s’était posé la question de la nature de la répression”, explique-t-il. Ses publications remettent en cause les thèses de l’époque. L’universitaire y décrit “la politique d’anéantissement et d’extermination mise en œuvre par le Comité de salut public”. “C’est une politique, dit-il, qui a été conçue par le pouvoir exécutif, votée par trois lois et mis en œuvre par les députés. Quatre plans d’extermination ont été planifiés entre le 26 juillet 1793 et le 2 décembre 1794.” Pendant cette période, femmes, enfants, vieillards sont tués. Sur 815 000 habitants, une population de 117 000 personnes disparaît.
Propositions de loi
Subissant de fortes pressions, Renayld Secher s’attire la foudre des historiens robespierristes. La polémique s’étale dans les médias. L’écrivain poursuit ses recherches. Et trouve aux Archives nationales des lettres de soldats et des documents originaux qui corroborent ses travaux. “C’est la preuve absolue que les membres du Comité de salut public sont bien à l’origine de tout”. Des preuves que l’écrivain a rassemblées dans un ouvrage, Vendée. Du génocide au mémoricide. Livre qui a reçu le prix des Nouveaux droits de l’homme.
Vingt-cinq ans plus tard, les publications du Chapelain ne sont plus discréditées. L’ultime combat reste à faire reconnaître ces faits qui “ne sont pas discutés”, dit-il. Afin de rétablir la vérité au nom de la justice. “Et pour dire au bourreau, quel que soit le lieu, le temps, l’espace-temps entre le fait et la découverte de la vérité, qu’il sera toujours vu comme un bourreau.” L’historien milite pour la reconnaissance du génocide vendéen. Des députés ont déposé une proposition de loi dans ce sens. Dans la même veine, Bruno Retailleau, sénateur vendéen, demande que les lois d’extermination et d’anéantissement soient abrogées. “La France, explique-t-il, est le seul pays au monde à avoir un arsenal juridique de ce type.”
Hervé Pavageau
* Le documentaire est l’œuvre d’un producteur américain. Il traite des guerres de Vendée et sera diffusé dans un an sur la chaîne Histoire.
** Les Journées de la mémoire se déroulent à la chapelle du Chapitre les 28 et 29 septembre, à La Chapelle-Basse-Mer. Au programme : animations en costumes d’époque, conférences, spectacle son et lumière. Reynald Secher y présentera son dernier DVD sur le génocide vendéen, La Virée de Galerne. Entrée libre. Possibilité de restauration. 20 euros le repas par personne. Contact au 06 47 61 25 82.

Reynald Secher et Ghislaine Herbreteau, président de l'association Brigands du bocage, coorganisatrice des Journées de la mémoire.
Reynald Secher et Ghislaine Herbreteau, président de l'association Brigands du bocage, coorganisatrice des Journées de la mémoire.


La Chapelle-Basse-Mer, 44

  1. Hui
    28 octobre 2013 07:04
    Voir notre belle terre de Bretagne qu'est la Chapelle Basse Mer associé au mot "vendée" est urticant! Quand allez-vous, Mr. Secher, arrêter de nous bassiner avec les soldats vendéens qui ont par ailleurs été massacré qu'à moitié car nous voyons bien qu'il en reste encore aujourd'hui. Faites votre mémorial à la Roche et s'il vous plait, épargnez notre cloché du sang répugnant des Jacobins qui tue à petit feu, toujours aujourd'hui et de manière plus catastrophique qu'un génocide, la Bretagne.

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